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il faut "inscrire la formation dans le cadre régional". (27/05/2009)

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A l'issue de son tour de France, Charlotte Duda, la présidente de l'ANDRH, l'association des DRH, présente en exclusivité ses propositions à latribune.fr.


Quel bilan dressez-vous de votre Tour de France ?

Avec ses 4 étapes, 3 en France et une à Bruxelles, l'édition 2008 de notre Tour de France s'est révélée, une fois encore, un moment fort de l'Association nationale des DRH. Nos adhérents ont pris conscience que celui-ci est un moment privilégié de réflexion et d'ouverture. Mieux, il y a une implication de plus en plus forte des partenaires : Régions, Pôle emploi, partenaires sociaux, experts etc. Etre et demeurer une association au travail est notre mission ; être force de proposition notre challenge permanent.

La réforme de la formation continue va être bientôt débattue au Parlement. Quelles sont vos propositions ?

Nous dressons d'abord un constat critique des précédentes réformes, notamment celle de 2004 dont le bilan est en demi-teinte. Le Droit individuel à la formation, notamment, n'a pas déclenché de démarches anticipatives suffisantes de la part des entreprises. Plus globalement, les TPE et les PME sont très embarrassées car elles ont du mal à trouver les moyens de former. De leur côté, les grandes entreprises dépensent beaucoup en formation mais trop souvent avec un effet de concentration sur les mêmes salariés. Nous avons souhaité nous réinvestir significativement sur ces questions cette année en nous intéressant à deux niveaux : celui de la loi et celui des entreprises.

Concrètement, que proposez-vous ?

Nous supportons, comme la dernière loi le prévoit, la portabilité du DIF et la formation des publics les moins qualifiés. Mais une question se pose aux entreprises : comment maintenir les compétences individuelles sans trop de contraintes et à coûts constants. Aujourd'hui nous devons passer à une évaluation individualisée annuelle des compétences en l'inscrivant dans une véritable approche trajectoire. Nous devons également dépasser le cadre de l'entreprise pour inscrire cette démarche formatrice dans le cadre du bassin d'emploi ou de la région afin d'anticiper les évolutions économiques, surtout dans le contexte actuel. Enjeu majeur du maintien dans l'emploi, la formation est, comme on l'a vu, un des axes prioritaires de nos engagements.

Que suggérez-vous pour attirer les talents vers les entreprises françaises ?

Nous le savons, les entreprises dans le monde entier sont à la recherche de talents. Nous avançons entre autres, deux propositions conçues à partir d'une étude européenne pilotée par le Boston consulting group avec lequel nous avons travaillé. D'abord, nous suggérons de mieux accompagner les talents en termes de « benefits continuation » pour qu'ils partent dans de meilleures conditions dans les pays où leur manque est criant. De plus, nous proposons de développer le parrainage des salariés des pays où sont implantées les entreprises afin de mieux accompagner leur formation et leur développement. Plus globalement, nous pensons que les entreprises auraient intérêt à considérer que tous les salariés possèdent des talents qu'il s'agit tout simplement de faire émerger. Aide à la mobilité vers les pays en croissance, intégration et accompagnement de l'immigration, sont 2 axes forts de nos réflexions, à travers lesquels se réaffirme la nécessité de développer une véritable Europe sociale.

Vous insistez également sur la santé au travail. Pourquoi ?

Pour qu'elles restent attractives, les entreprises doivent offrir de bonnes conditions de travail ; la préservation de la santé est à ce prix. Logement, transport et modes de garde sont à inclure dans cette approche santé. Sur ces questions les entreprises ne peuvent pas agir seules. C'est pourquoi, nous devons travailler avec les pouvoirs publics et les collectivités territoriales. Or, ce travail collectif n'est pas encore très cohérent. De nouveaux risques émergent, notamment en matière de stress au travail, ce qui accentue encore la nécessité de cette collaboration.

Source : http://www.latribune.fr/

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Extrait de Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail - N° 75 (27/05/2009)
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