
Date de mise en ligne : 30/12/2011.
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Tenues de prévenir les risques psychosociaux et de protéger la santé physique et mentale de leurs salariés, les entreprises multiplient les enquêtes visant à évaluer quantitativement une donnée qualitative : la qualité de vie au travail. Avec les limites de l'exercice.
« Les questionnaires sur les conditions de travail ? C'est devenu un vrai marché ! », constate Paul Bouaziz, avocat spécialiste en droit social à Paris. Audits, baromètres, audits, observatoires du stress... Pour faire face à la demande croissante des entreprises, obnubilées par la mesure du bien-être (ou du mal-être) de leurs salariés, les cabinets de conseil ne manquent pas d'outils. Pas facile de faire le tri ! Parmi les plus récents : Vigie@work propose notamment de sonder « le moral des collaborateurs et de repérer les zones de risques », au moyen d'une batterie d'indicateurs. Toujours plus sophistiqués : l'IBET et le TMET. Traduisez : Indice du Bien-être au Travail et Taux de Mal-être au Travail. « A l'inverse des sondages et baromètres basés sur des questionnaires subjectifs exprimant le ressenti des salariés, l'IBET et le TMET sont calculés à partir de trois taux objectifs: l'absentéisme lié au désengagement, les accidents du travail et maladies professionnelles et le turnover forcé », explique le concepteur de l'outil, Victor Waknine, directeur du cabinet Mozart Consulting. L'entreprise affiche un IBET supérieur à 0,85 ? Pas d'inquiétude. En deçà, elle est dans le rouge...