
Ecoutez la chronique de Jean-François Lemoine : La prévention des TMS. (13/05/2009)
"Troubles musculo squelettiques, la prévention on s'y met tous" C'est le thème de la campagne, cette semaine, de sensibilisation et de prévention des troubles musculo squelettique, que l'on appelle aussi les TMS. L'ampleur de cette campagne peut surprendre, car pour beaucoup, c'est la première fois que l'on entends ces termes...
Pourtant, les troubles musculo squelettiques constituent la première cause de pathologie professionnelle en France et donc un enjeu majeur de santé au travail.
Mais, ce terme est méconnu car il regroupe en fait, plusieurs maladies liées, en milieu professionnel, aux postures de travail extrêmes, aux efforts excessifs et aux gestes répétitifs. Les TMS représentent une quinzaine de maladies qui affectent épaule, coude, poignet, doigt, genou, cheville, pied et colonne vertébrale. En fait si on veut résumer, tout ce qui bouge au travail...
Ce ne sont pas les mauvaises conditions de travail qui les provoquent , mais plutôt le travail en force, les gestes répétitifs à cadence élevée, les positions pénibles, les postures prolongées, le maniement de charges lourdes, les vibrations, le froid... toutes ces situations que l'on retrouve souvent dans le travail manuel. 25% des travailleurs européens se plaignent de maux de dos et 23% se plaignent de douleurs musculaires.
Une étude régionale conduite dans les Pays de la Loire a révélé qu'un salarié sur 13 ressent des douleurs musculo-squelettiques quotidiennes. Comment savoir si on en souffre ? et bien, Se réveiller la nuit avec des fourmillements dans les mains, ne plus pouvoir se servir d'un tournevis, avoir du mal à se coiffer, ressentir fréquemment des engourdissements... Voilà le type de douleur qui peuvent être le signe d'un trouble musculo-squelettique.
Ces TMS sont gênants, douloureux voire invalidants au travail mais aussi dans toutes les tâches de la vie courante. Ces douleurs, allant jusqu'à l'incapacité à effectuer un geste, peuvent être à l'origine de la perte de l'emploi.
En 2006 7 millions de journées de travail perdues et 710 millions d'euros de frais couverts par les cotisations des entreprises. Les entreprises peuvent adapter l'organisation de travail, avec un temps de récupération suffisant en évitant les situations de stress comme le sentiment d'isolement, ou la pression des résultats sont parmi les mesures proposées.
Pour en savoir plus : travailler-mieux.gouv.fr
Ecoutez la chronique de Jean-François Lemoine
Source : http://www.france-info.com/

Extrait de
Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail - N° 74
(13/05/2009)
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