
la sixième semaine pour la qualité de vie au travail. (10/06/2009)
A l'occasion de la sixième semaine pour la qualité de vie au travail qui se tiendra du 11 au 19 juin, Jean-Baptiste Obéniche, directeur général de l'Anact, revient sur les enjeux, pour les entreprises, d'améliorer les conditions de travail de leurs salariés.
L'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (Anact) organise une nouvelle édition de la semaine pour la qualité de vie au travail. A qui s'adresse cet événement ?
Cette semaine s'adresse aux DRH, médecins du travail, managers, responsables sécurité, ou encore aux partenaires sociaux désireux de s'informer et d'agir pour améliorer les conditions de travail. Le but de cet événement est notamment de donner à voir des expériences réussies d'entreprises qui agissent pour améliorer les conditions de travail. Nous organisons en outre le 11 juin un forum sur la prévention du stress et des risques psychosociaux. Une centaine de manifestations (tables rondes, débats, colloques, visites d'entreprise...) seront aussi organisées par les associations régionales pour l'amélioration des conditions de travail (Aract) dans toute la France. Le programme de cette semaine est disponible sur le site www.anact.fr.
Avec la crise économique actuelle, la question de la qualité de vie au travail reste-t-elle d'actualité ?
Oui, plus que jamais ! La crise provoque en effet de nombreuses restructurations en France, avec un aspect à court terme lié notamment à l'économie des process de production (limitation du recours à l'intérim, non renouvellement des CDD, licenciements...). L'organisation du travail bouge très vite pour s'adapter à la crise : la charge de travail est moins partagée, le travail s'intensifie. Ce qui génère du stress et peut altérer la santé des salariés. Les équipes recomposées ne possèdent en outre pas forcément les savoir-faire collectifs en matière de sécurité, pourtant essentiels dans le BTP. Les entreprises, avant tout préoccupées par des questions de marchés et de trésorerie, accordent souvent une attention insuffisante aux questions de santé et de sécurité. Or il s'agit pour elles également de préserver leurs forces vives, afin de traverser la crise et pouvoir rebondir ensuite.
Quel est l'enjeu, pour les entreprises du BTP, d'améliorer les conditions de travail de leurs salariés ?
A long terme, cela représente un enjeu de compétitivité : travailler sur les conditions de travail, c'est aussi travailler sur la performance de l'entreprise. Demain, la différence entre deux entreprises résidera ainsi dans la capacité à innover dans la façon de travailler. La qualité de vie au travail représente également un enjeu de compétitivité du BTP sur le territoire. Des entreprises d'autres pays européens peuvent répondre à des appels d'offre émis en France et, le cas échéant, remporter des marchés. Or un marché ne se décroche pas seulement sur la base du coût, mais aussi sur d'autres paramètres comme la performance et les savoir-faire (garantie des délais, capacité d'adaptation aux aléas du chantier...).
Source : Le Moniteur.fr

Extrait de
Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail - N° 76
(10/06/2009)
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