
« Le mal être au travail touche la ruralité ». (26/10/2009)
«Le mal être au travail n'est pas l'apanage des gens qui vivent dans les grandes villes. Il touche également les habitants du monde rural. » C'est le constat que dresse Alain Faux, le président du service « Santé au travail du Comminges ». Pas moins de 1 766 entreprises commingeoises adhèrent à ce service de médecine du travail qui a surveillé, l'an passé, 16 160 salariés.
Le président Faux poursuit : « Ce mal être est tout particulièrement centré sur les entreprises commerciales, la grande distribution et le secteur tertiaire. Cela tient aux modes de management, à la charge de travail. Par contre, les choses s'améliorent dans le Bâtiment. »
Harcèlement en hausse
Le service commingeois souligne, également, que les risques psychosociaux ne cessent de croître. « Il y a 30 ans c'était anecdotique. » Ils sont à l'origine de pathologies professionnelles variées : états dépressifs, syndrome d'épuisement professionnel, état de stress chronique, maladies psychosomatiques, troubles du sommeil, troubles musculo-squelettiques (TMS).
Les propos d'Alain Faux, tenus à l'occasion de l'assemblée générale du service de santé au travail sont corroborés par les résultats d'une enquête que vient de publier l'agence française de sécurité sanitaire de l'environnement et du travail. L'Afsset constate : « Avec 27 % des causes de consultation le risque psychosocial prend la première place dans les centres de consultation de pathologie professionnelle. »
Alain Faux poursuit : « Nous enregistrons moins de problèmes liés au harcèlement sexuel, par contre le harcèlement moral s'accroît. C'est une « technique » utilisée, notamment, pour pousser un salarié à partir et éviter de le licencier. »
Le service emploi 4 médecins qui voient 3 200 employés chacun par an. « Il nous manque un demi-poste. Pourtant nous payons la formation et embauchons le médecin. Nous développons la pluridisciplinarité dans les entreprises. On joue sur la prévention, moins sur la visite médicale proprement dite. Le problème auquel est confrontée la médecine du travail tient au manque de professionnels. D'ici moins de 10 ans, il y aura 1 700 départs à la retraite. Comment les remplacer ? Rien n'est fait pour les former. »
C'est sans doute pour pallier à ces manques qu'un projet est dans les cartons au plan national : faire passer la visite médicale tous les 3 ans au lieu de tous les 2 ans aujourd'hui.
Source : http://www.ladepeche.fr

Extrait de
Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail - N° 85
(26/10/2009)
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