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Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail N° 53 - 21/07/2008 - Tous les articles

Lettre d'information du réseau santé et sécurité au travail
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Actualités - Pendre des dispositions pour améliorer la vie au travail (21/07/2008)

De nombreuses entreprises mettent en place des initiatives intéressantes afin de réduire le taux d’accidents et pour rendre les tâches professionnelles moins pénibles.

Qu’il s’agisse de la mise en place d’une direction santé, de mesure ergonomique, ou de formation en santé et sécurité, l’ensemble de ces actions cumulées permettent une amélioration des conditions de travail dans les entreprises.

Un des principaux enjeux pour les entreprises, à l’heure actuelle, est le maintien les seniors dans l’emploi afin de leurs permettre d’atteindre la durée de cotisations, et de faire face au difficultés de recrutement dans de nombreux secteurs d’activité.

Poser un diagnostic

Absentéisme, accidents du travail à répétition, turnover important, hausse des déclarations de maladies professionnelles sont autant d'indices qui trahissent des problèmes de pénibilité au travail. Pour mieux les identifier, La Poste s'est dotée d'une direction santé s'appuyant sur un réseau de 150 médecins « maison ». A EDF, en plus de 170 médecins du travail et d'une médecine conseil spécifique, un observatoire de la qualité de vie au travail planche sur le sujet. Dans les PME, le médecin du travail est généralement le premier à poser un diagnostic. Il joue ainsi le double rôle de déclencheur et de premier conseil, les agences nationale et régionales pour l'amélioration des conditions de travail (Anact, Aract) prenant par la suite fréquemment le relais. « Nous avons fait appel à la médecine du travail pour un premier diagnostic qui a permis certaines adaptations de postes, puis à l'Aract, notamment, pour avoir un regard neuf sur nos pratiques », témoigne Patrick Leclerc, DRH de Delpeyrat (plats cuisinés, 250 salariés). Résultat : un taux d'accidents divisé par deux en trois ans.

Adapter les poste de travail

Une fois le diagnostic posé, agir sur le matériel est la première mesure qui s'impose. C'est aussi l'étape la plus facile à réaliser, surtout avec des ergonomes. Quelques appareils de levage suffisent parfois. « Nos facteurs souffraient de problèmes de dos et d'épaules. J'ai réuni des médecins et des ergonomes pour définir un nouveau chariot », confie le docteur Brigitte Bancel-Cabiac, directrice prévention, santé et sécurité au travail de La Poste. Résultat : des chariots moins bas, plus profonds, que les facteurs ne tirent plus mais poussent. Même démarche pour les vélos, désormais dotés de pédaliers et guidons adaptés et, eux aussi, disponibles en version électrique. Quant aux machines de tri du courrier, elles ont été conçues avec l'aide du laboratoire d'anthropologie appliquée de la faculté de médecine de Paris. Chaque fois que le bureau d'études de son site de Saint-Jean-de-Luz (200 salariés) conçoit ou modifie une machine, B. Braun (matériel médico-chirurgical) fait, lui, appel au cabinet d'ergonomie Ergonova ; 15 tuteurs s'emploient aussi à développer les polyvalences de leurs utilisateurs afin de favoriser les rotations de postes qui évitent de répéter les mêmes gestes.

Former pour prévenir les risques

Parce que, « derrière chaque machine, il y a un être humain travaillant 8 heures par jour et parfois de longues années », insiste B. Braun, une formation spécifique est nécessaire. Même si elle porte le plus souvent sur la prévention des accidents du travail et des troubles musculo-squelettiques (TMS), elle peut s'inscrire dans des problématiques plus vastes de type hygiène de vie et inclure la gestion du stress. « Nos 17.700 conducteurs connaissent surtout des troubles liés à la posture, d'où l'importance d'anticiper au cours de la formation initiale comme en formation continue » avec l'aide d'un kinésithérapeute ergonome extérieur, confirme Anne Cambriel, directrice de la formation du transporteur Keolis. B. Braun envisage, lui, de convier sur son site luzien médecins et nutritionnistes pour tenter de pallier par l'information les troubles du sommeil et de l'alimentation liés au travail de nuit. Et au nouveau centre de pièces de rechange de Gonesse de General Motors France, un « recyclage » en gestes et postures est systématiquement prodigué aux salariés accidentés.

Aménager l'organisation et les fins de carrière

« Cette reprise en main » à mi-chemin « entre formation et coaching » complète une organisation importée des Etats-Unis et pensée d'emblée pour faciliter la tâche des opérateurs. Car « un opérateur dont le travail est moins pénible est beaucoup plus efficace », admet Yves Thépaut, directeur services et qualité de GM France. Derrière cette organisation mariant systèmes d'aide à la manutention, marquage des pièces lourdes mais aussi suppression de la mécanisation des petites pièces, un objectif : augmenter la productivité de 20 %. Autre enjeu pour des entreprises confrontées à un allongement de la durée des cotisations, au vieillissement des actifs et à des difficultés de recrutement : maintenir les seniors dans l'emploi en les reclassant à des postes dits aménagés ou « doux ». EDF ne s'en cache pas : la qualité de vie au travail est « un levier de performances », mais aussi « d'attractivité pour recruter demain ».

Source : http://www.lesechos.fr/info/france/4752649.htm

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Actualités - Signature d'un accord national interprofessionnel concernant le stress au travail. (21/07/2008)

L'Agence nationale pour les conditions de travail (Anact) a mis en ligne, le 02 juillet 2008, l'accord national interprofessionnel concernant le stress au travail. Il reste maintenant à ce qu’il soit approuvé par les organisations syndicales. Inspiré de l'accord cadre européen sur le stress au travail signé le 8 octobre 2004, il mentionne que l’identification d’un cas de stress au travail doit passer par une analyse des facteurs tels que l’organisation et les processus de travail, les conditions et l’environnement de travail, la communication et les facteurs subjectifs.

L'accord précise également, à travers une définition, ce que l’on entend par état de stress. Il s’agit d’un "déséquilibre entre la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement et la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face".Bien que le stress n’est pas reconnu comme une maladie comme telle, une exposition prolongée au stress peut engendrer des conséquences sur la santé globale du salarié.

Ce document fournit des indicateurs permettant d'identifier les situations de stress au travail : rotation importante du personnel (démissions), fréquence des conflits personnels, plaintes, ou accidents du travail (AT), passages à l’acte violents, augmentation significative des visites spontanées au service médical...

Il indique également quels sont les facteurs à prendre en compte dans une analyse du stress au travail :
- l’organisation du travail (dépassement excessifs et systématiques d’horaires, charge de travail réelle manifestement excessive, objectifs disproportionnés, mise sous pression systématique…)

- les conditions et l’environnement de travail (environnement agressif, exposition au bruit, à la chaleur, présence de substances dangereuses…)

- la communication (objectifs peu ou mal définis, perspectives d’emploi ou d'évolution de poste peu connues, communication difficile entre les salariés…)

- les facteurs subjectifs (pressions émotionnelles et sociales, manque de soutien, difficulté de conciliation entre vie personnelle et vie professionnelle…).

L'accord précise que toute situation de stress au travail identifiée doit faire l'objet d'une prise en compte par l'employeur, et ce afin de supprimer cette situation ou, à défaut, de l'atténuer. Cette obligation est fondée sur l'obligation générale de l'employeur d'assurer la sécurité de ses salariés et de protéger leur santé physique et mentale (articles L. 4121-1 et suivants du Code du travail.)

Concernant les mesures à prendre pour lutter contre le stress au travail, l'accord indique qu'elles peuvent être individuelles, collectives ou concomitantes, et doivent faire l'objet de réexamens réguliers. Il souligne également l'importance du rôle du médecin du travail tout au long de la démarche.

Pour rappel, la lutte contre le stress au travail a fait partie des volets étudiés lors de la conférence sociale sur les conditions de travail du 4 octobre 2007. La transposition de l'accord européen en droit français constitue un des principaux objectifs fixés lors de cette conférence. Par ailleurs, l'Institut national de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS) a récemment mis en ligne une refonte du dossier relatif au stress au travail, présentant la démarche de prévention collective pouvant être mise en place ainsi que l'approche réglementaire à retenir.

Source : journaldelenvironnement.net

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Actualités - Signature d'une déclaration internationale sur la santé et sécurité au travail (21/07/2008)

On nommera Déclaration de Séoul, la déclaration internationale sur la santé et sécurité au travail, qui a été adoptée le 29 juin 2008. Ce sommet a réuni de nombreux responsables de hauts niveaux, des ministres, des PDG de grandes sociétés, des experts et des représentants des employeurs et des travailleurs. Il sert dorénavant de nouveau cadre de référence pour édifier une culture globale en matière de santé et sécurité au travail. Ainsi, la Déclaration de Séoul insiste sur la nécessité de reconnaître le droit à un milieu de travail sûr et salubre comme un droit humain fondamental. De plus, elle souligne que la promotion de la santé et sécurité au travail, ainsi que la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles doivent être considérées comme des éléments majeurs de la mission de l’Organisation international du travail (OIT) et de l’Agenda pour un travail décent.

Cette déclaration a plusieurs cibles : les gouvernements, les employeurs et les travailleurs.
Concernant les gouvernements, la déclaration les invite à ratifier, en priorité, la Convention n° 187 de l'OIT concernant le cadre promotionnel pour la sécurité et la santé au travail, adoptée en juin 2006 lors de la 95ème conférence internationale du travail. Il leur est également demandé de garantir l'application d'un système d'inspection du travail solide et efficace et de promouvoir une culture de prévention nationale en matière de sécurité et de santé.
Concernant les employeurs, il leur est demandé de s'assurer que la prévention fait partie intégrante de toutes leurs activités et qu'ils mettent en place des systèmes de gestion de la sécurité et de la santé au travail. La déclaration souhaite également que la consultation, la formation, l'information et l'association des travailleurs et de leurs représentants soient renforcées.
Concernant les travailleurs, après avoir réaffirmé leur droit à un milieu de travail sûr et salubre, la déclaration rappelle que les travailleurs devraient suivre les instructions et les procédures de sécurité mises en place, participer aux sessions de formation et de sensibilisation organisées par les employeurs et coopérer avec ces derniers en ce qui concerne les mesures relatives à la santé et à la sécurité au travail.
Rendez-vous est pris en 2011 pour faire un bilan sur les progrès accomplis dans ce domaine lors du XIXe congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail.

Le congrès mondial sur la santé et la sécurité au travail est organisé tous les trois ans. Il réunit des décideurs de haut niveau, des professionnels de la sécurité et de la santé au travail et des représentants des organisations d’employeurs et de travailleurs. Le XVIIIe congrès a été organisé par l'OIT en association avec l’Association internationale de la sécurité sociale (AISS) et l’Agence coréenne pour la sécurité et la santé au travail. Il a permis de traiter de l’état actuel de la sécurité dans le monde du travail et d'étudier un certain nombre de questions comme la gestion des risques liés à l’amiante ou les risques potentiels des nanotechnologies. A cette occasion, le Bureau international du travail (BIT) a publié un nouveau rapport sur le rôle de l’OIT et a donné des informations sur l'évolution des accidents de travail et sur les décès liés à des maladies professionnelles.

Source: journaldelenvironnement.net

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Actualités - Une meilleure formation des managers et des ingénieurs de la santé au travail (21/07/2008)

Le Professeur William Dab a remis à Xavier Bertrand, Ministre du travail, des relations sociales, de la famille et de la solidarité et à Valérie Pécresse, Ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche son rapport sur « la formation des futurs managers et ingénieurs en santé au travail » le 7 juillet 2008.

Cette mission de réflexion avait été confiée au professeur William Dab à la suite de la conférence sociale sur les conditions de travail du 4 octobre 2007. Elle découle d'un constat partagé par les partenaires sociaux, les préventeurs et les pouvoirs publics : les managers et les ingénieurs en France ne sont pas suffisamment formés à la santé et à la sécurité au travail.

Le rapport du Pr Dab a pour objectif la mise en place d'un référentiel commun de compétences sur la santé et la sécurité au travail. 5 millions de personnes en France pourraient être concernés par ce référentiel qui pourrait être intégré à la formation des grandes écoles (d'ingénieurs, de commerce) et des universités.

Source : cawa


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